En cette période électorale, nous pouvons tous voir que deux termes fleurissent régulièrement sur les documents de campagne "gauche" et "écologiste".
Mais que veulent-ils vraiment dire dans le méli-mélo idéologique que l'on nous sert quotidiennement dans la rue, dans les médias ?
Commençons par la "gauche".
Le terme était originellement rattaché à des partis qui défendaient le maintien des acquis sociaux, l'égalité des droits, une société où l'on rétablit l'équilibre des salaires, des richesses, des bénéfices. Mais, depuis 1986, un changement s'est opéré dans le paysage politique dit "de gauche". Beaucoup de gens avaient porté leurs espoir en Mitterand lors de son arrivée au pouvoir en 1981. Mes parents, qui n'avaient pas de sous, avaient ouvert le champagne le soir de l'élection en 1981, les gens de la cité du Vallon des Fleurs à Nice fétaient l'élection avec de la joie et de l'espoir. Mais en 1986, comme beaucoup de gens, mes parents ont déchirés leur carte d'électeur. Pour eux la "gauche" n'avait pas été idéologiquement "de gauche" et n'avait pas répondu à l'espoir que tant de gens avaient mis. Et cela s'est confirmé avec le temps. Le parti socialiste s'est ainsi éloigné, aux yeux des français d'une politique "sociale", pour se rapprocher d'une politique "libérale". Nous l'avons vu avec le programme de Ségolène Royal en 2007, qui était un programme, idéologiquement parlant, de "centre droite".
Mais, là où on peut encore rajouter un bémol, est dans le fonctionnement du Parti Socialiste. En local, nous avons pu observer ces derniers temps comment un premier secrétaire fédéral peut s'exprimer dans la presse avant autant de tact et de sympathie. Apparemment le "fair-play" n'est pas de mise, surtout quand on connait comment il se permet de traiter si aimablement notre conseillère municipale. Je ne reviendrais pas sur la polémique qu'il y avait eu autour du décés de Mr Knecht, un homme de combats qui a finit par se faire user et abuser.
Mais alors qu'en est-il de "la gauche" qui représente des valeurs idéologiquement de gauche ?
Il est dur actuellement d'y trouver son compte parmi l'échantillon électoral : Parti Radical de Gauche qui se rapproche d'une idéologie de centre-droit, Parti Socialiste qui devient libéral et ne défend plus des valeurs de gauche, Parti Communiste dans le Front de Gauche avec Mélenchon qui est un bon orateur et dont les idées sont intéressantes. Mais, pour certaines personnes, son handicap serait d'avoir participé aux gouvernements Mitterand.
Pour moi, La F.A.S.E. (alternatifs - rouges et verts) et le NPA se rapprocheraient le plus de l'idéologie de gauche telle qu'elle était définie originellement.
Ensuite les "écologistes"
Evidemment, je ne cacherais pas ici mon appartenance à Europe Ecologie Les Verts. Mai j'ai quelques bémols à emettre à ce sujet.
A commencer par Mr Vinciguerra. Il n'a jamais caché sa sympathie pour le Parti Socialiste et à régulièrement arrangé ce rapprochement à chaque élection. Et à la veille de chaque élection, des personnes se font encore bercer par ses promesses. Mais là il a encore démontré que, tout en ayant tout fait pour avoir l'étiquette Europe Ecologie Les Verts (en tant que soutien), il se permet de ne pas soutenir des candidats sur Nice. Et quand on lui demande pourquoi, il se perd en explication, invoquant tantôt un prétexte financier, tantôt un accord entre les sortants du conseil général (de l'opposition).
Pour ma part, je pense que l'écologie ne doit pas servir de faire-valoir mais doit être une vraie force de proposition.
Des personnes qui veulent appliquer une politique écologiste ne sont pas nécessairement des experts en écologie mais des gens qui ont une volonté de changement, d'aller dans le bon sens pour l'environnement, pour le respect de la biodiversité dans son ensemble.
Car nous sommes dans une société où nous ne pouvons plus nier que notre gouvernement et les organisations internationales dansent au-dessus d'un volcan.
il ne sert à rien, non plus, de se dire "expert en dossier sur l'environnement" et de tout garder pour soi ou laisser les miettes aux autres.
L'écologie doit être une écologie de partage, de transparence dans la gestion des affaires et des finances.
Je préfére encore les gens sincères qui viennent vers nous en nous disant qu'ils ne connaissent pas grand chose à l'écologie mais qui ont une volonté d'apprendre et de changer le système dans lequel nous vivons.
Car, pour ma part, je me suis toujours méfiée des gens qui se vantaient de leurs expériences
Je pense que, chez les alternatifs "les rouges et verts", il y a une volonté de promouvoir les idées écologistes. Alors que le P.S. se sert de l'écologie comme "image" pour faire "branchés". Encore cela dépend des personnes, car il y a des gens au P.S. qui sont des gens de terrain.
Je ne m'étalerai pas ici sur le M.E.I. et l'A.E.I. car, d'une part, je ne les connais pas assez, et d'autre part, il y a des choses qui me déplaisent dans les pratiques encore plus que dans l'idéologie défendue.
Petite conclusion...
Je pense que nous ne devons pas céder à la tentation du bi-partisme et que nous devons continuer à créer une nouvelle voie, qui dépasse les clivages politiques traditionnels et qui offre une possibilité de changement réel !
Et je voulais simplement dire que dans le paysage politique niçois, il y a des gens que j'apprécie, indépendemment de leurs démarches politiques mais pour leurs qualités humaines. Et que se présenter à une élection, pour ma part, ce n'est pas pour aller contre des personnes mais pour proposer quelque chose de concret. Je n'ai pas de reproches personnels à faire à Dominique Boy-Mottard, car autant elle que son mari sont des gens que j'apprécie humainement. Cependant je suis aussi amie avec Eric Bélistan, et j'ai accepté d'entrer dans cette élection, car je trouvais normal qu'Eric ait une chance de représenter une nouvelle voie, celle d'Europe Ecologie Les Verts sur le 7ème canton de Nice. De même que je connais Loic Fortuit, suppléant pour les alternatifs-NPA par des associations et que j'espère qu'il portera son projet sur ce canton.
J'ai tellement de souvenirs liés au vallon des fleurs, à la période la plus heureuse que nous ayons pu avoir avec mes parents, car dans la pauvreté nous arrivions à trouver la beauté en chaque chose. Et que si l'équipe de "fous idéalistes" dont mes parents faisaient partis en informatique à Valrose n'avait pas existé, je ne ménerais pas autant de combats citoyens et je n'aurais pas actuellement cette fougue, parfois excessive j'avoue, qui me pousse à avancer pour faire changer les choses.